lundi 6 juillet 2009

Crise de larmes et gros câlin

Rhâ je le savais, que ce n'étais pas bon pour ce que j'ai de lire "Au coeur des émotions de l'enfant" ...
Non parce que je trouve ça un poil culpabilisant finalement, de lire que l'enfant a besoin que ses émotions soient entendues, sinon... Sinon quoi d'ailleurs ? Ah oui, ça fait un névrosé (rire jaune).

Donc, en ce moment, on l'aura compris, je ne sers à rien, si ce n'est à faire le blob sur mon canapé. ET ça n'est pas que physique, je trouve : je vois bien que Madenn, elle veut sa maman, mais j'ai beau lui faire tous les sourires que je veux, l'appeler à moi quand elle pleure etc ... C'est pas pareil.

Samedi elle a commencé à pleurer, pour une raison qu'on a oubliée tellement elle semblait "déconnectée". J'ai donc essayé d'écouter vraiment ce qu'elle avait à dire, et bien c'est dur, à beaucoup d'égard je trouve. Surtout que plus je lui disais qu'elle avait le droit de pleurer, d'être triste / en colère ou que sais-je ... Et plus elle hurlait, pour finir par les cris stridents.

Je vous rassure elle a fini par s'arrêter, presque d'un coup d'ailleurs : elle s'est levée et a dit "je prends le sac à langer parce qu'on va chez des amis" (ce qui était vrai d'ailleurs), comme si de rien n'était ! Mais moi je me sentais vidée, émotionnellement. Elle n'en parle pas dans son bouquin, Fillioza !

Après la crise de larmes, je fini sur le gros câlin : chez des amis ce WE au bord de la piscine je propose son goûter à Madenn ; elle vient se nicher sur mes genous et grignotte en se frottant les petits pieds (signe de contentement chez elle, si si!). Je la sers fort dans mes bras. Et au bout d'un moment, elle me regarde et me dit avec une intense satisfaction : "Madenn elle est avec sa maman".

Pourtant c'est pas le seul câlin qu'on ai fait dans le WE mais celui-là, il était spécial ... Qu'est-ce qu'on était bien toutes les deux !
Comme quoi, tout n'est pas dans les bouquins :-)

3 commentaires:

  1. Oui, j'en arrive a la même conclusion que toi, parfois essayer de faire comme ce qu'ils expliquent ds certains livres (ne me demande pas les réf, je ne les ai plus), ben on a l'impression, je dis bien l'impressoin de faire un flop. Le tout est de se rendre compte que tout n'est pas comme une ligne droite mais que le repère nous l'avons trouvé, cela correspond a nos critéres de communication et d'éducation et parfois on trouve l'instant magique et c'est magique :))Bisous mon blob (j'adore :) je kiffe comme dirai Pauline!) préféré!!

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  2. Pas facile cette gestion des crises de larmes....bien souvent j'ai l'impression de rendre "théatrale" une crise et de me perdre...impression qu'il en rajoute parce que je lui permets et que je l'écoute. En même temps, vu de l'extérieur comme dans ton récit, ça semble comme dans les bouquins (surtout le fait que Madenn passe d'un coup à autre chose).

    Et quel beau câlin ! :)

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  3. Oui, pour la crise de larmes, j'ai vraiment fait comme dans les bouquin, et le résultat a été atteint pour Madenn.

    C'est juste que dans le bouquin, ils t'expliquent pas après comment faire quand toi tu te sens toute vide et toute crevée (ou alors il faut trouver qq'un sur qui pleurer, qui à son tour ... ).

    Enfin je suis contente quand même, pour Madenn, et du coup j'en retire au moins ce bénéfice-là, qui n'est pas des moindre !

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