... Ca se raconte !
La Norvège, c’est forcément différent du Canada et des Russes, donc ça vaut le coup de raconter, non ? Si.
Pour celle-ci, climat de négo un peu différent : on est encore en phase d’appel d’offre, en concurrence avec un autre constructeur de satellite, donc les négociations se feront avec un client en position de force. Et cette fois, youpi, je ne vais pas servir à rien, au contraire ! Du challenge en veux-tu en voilà, c’est bien, ça va me réveiller un peu.
Dimanche 8 mai
Après quelques rebondissements la semaine passée, j’ai figé mes horaires de vols vendredi : je pars dimanche 8 mai, et reviens le samedi 14 vers midi. Les négociations sevraient se terminer le vendredi midi et peut-être qu’on pourra quitter Oslo le vendredi midi, mais on a préféré prévoir large.
Pendant la semaine bien sûr JC va s’occuper des enfants, sauf que … il avait prévu de longue date un WE entre copains à Madrid, et part vendredi, argh, argh. Les parents de JC viendront assurer l’interim si le besoin s’en fait sentir, le vendredi soir.
Comme toujours, c’est dur de quitter les titis … Arthur n’a pas bien percuté je pense, par contre, Madenn, oui. Ma poulette fond en larmes ce matin quand je lui rappelle qu’aujourd’hui je pars. Elle me fend le cœur : « Maman je veux venir avec toi, promis je serai sage, je toucherai ç rien ! » Ben oui mais c’est pas comme quand on va faire les courses ma puce … Je lui explique bien tout : Que j’y vais pour mon travail et que seuls les adultes qui travaillent avec moi y vont, que je suis contente de partir mais triste de les laisser, et que je serai super contente de la revoir samedi prochain.
Elle met du temps à accepter l’idée, mais après un gros câlin pour aller à la sieste, elle me laisse partir à peu près sereine. Ouf !
Taxi, aéroport de Blagnac, Roissy … Jusque là rien de dépaysant. Dans l’avion pour Oslo je lis « a Norwegian Handbook », sorte de pamphlet humoristique sur comment ça marche, un Norvégien. Il en ressort que le Norvégien semble n être épris de liberté, peu causant, avec un léger complexe d’infériorité en ce qui concerne le climat de son pays, et une défiance certaine envers les ressortissants de contrées plus ensoleillées. On verra bien si cela se vérifie !
Ma première approche de la Norvège est aérienne, bien sûr. Nous atterrissons vers 21h et il fait encore bien jour, l’occasion pour nous de voir de vastes étendues vertes plantées de conifères, marbrées par des avancées de mer dans la terre : les fjords.
Pas de passage en douane en arrivant sur le sol Norvégien, ils sont peut-être pas si méfiants que ça ? On arrive à l’hôtel vers 22h 30, j’attends avec plaisir de découvrir ma chambre (forcément spacieuse et élégament meublée !) et les menus plaisirs qui accompagnent les hôtels un peu classes : fitness center ? Piscine ? Car, c’est une première, j’ai amené mes affaires de sport ! Qu’on se le dise, si la boulot m’en laisse le temps, je compte bien faire de cette semaine mon espace de liberté.
Arrivée dans la chambre, la méga-douche froide : non mais c’est quoi, ce sol stratifié au sol ? Et ces rideaux tous moches ? Et il est où, le méga grand placard où je range mes affaires avec amour ? Et oh la vache, un lit une place, collé au mur ! Ma chambre fait dans les 9 m2, et j’avais à peu près la même en Cité U. Pour l’hôtel de luxe, on repassera …Son seul avantage est qu’il est à 2 mn à pied de chez notre client, et c’est d’ailleurs pour ça qu’il a été choisi.
Je fais quand même ma grosse snob, par acquis de conscience, et descend à la réception demander si toutes les chambres sont identiques (traduction : « c’est juste ma chambre qui est pourrie, où elles sont toutes pareilles ? »). J’apprendrai plus tard que la majorité de mes collègues ont fait de même ; c’est confirmé : les Français sont rien que des râleurs.
Lundi 10 Mai
J’ai pas trop mal dormi, si l’on excepte que le soleil, lui, a dardé de joyeux rayons dans ma chambres à partir de 4h30 du matin. Ah oui, je suis vraiment dans le Nord !
Je passe mon uniforme de juriste d’affaires (faudra que je prenne une photo un jour …), et hop, tit déj. Ouf, il y a du poisson fumé ! Je vais pouvoir faire le plein d’oméga 3, c’est déjà ça.
Peu après mes collègues, mes escarpins de 7 cm de talons et moi partons gaillardement chez Telenor. On m’avait prévenu, que le site était beau, mais je suis quand même bluffée : l’approche sous un soleil éclatant nous offre une vue magnifique sur le fjord, il y a de la verdure partout, des oies … Et au bout un grand ensemble de bâtiments hyper design tout en verre. Ca change des négos en Russie dans des cités de l’ère soviétique dont la seule vue donne envie de se pendre.
La journée se déroule sans grand challenge : on prend contact plus qu’autre chose, les festivités vont vraiment démarrer demain. Ca nous permet de finir tôt (pour les plus chanceux !), et à 17h on est dehors.
Après une petite ballade autour du fjord (j’ai pris quelques photos, que je ne pourrais pas mettre ici avant mon retour, faute de câble), je me pose à l’hôtel puis descend manger : du renne, miam ! C’est bon, un peu comme de la biche (désolée pour les âmes sensibles …). L’ambiance du repas est sympa, je retrouve cette atmosphère propre aux missions « longues » (de plus de quelques jours) : un peu comme une colonie de vacances, on écoute les anciens qui nous racontent des souvenirs, on daube un peu sur le client, et on rigole …
De retour dans la chambre je prépare une jolie présentation sur la nouvelle loi spatiale Française, et hop, au lit avec un petit film. Demain, les choses sérieuses commencent !
La Norvège, c’est forcément différent du Canada et des Russes, donc ça vaut le coup de raconter, non ? Si.
Pour celle-ci, climat de négo un peu différent : on est encore en phase d’appel d’offre, en concurrence avec un autre constructeur de satellite, donc les négociations se feront avec un client en position de force. Et cette fois, youpi, je ne vais pas servir à rien, au contraire ! Du challenge en veux-tu en voilà, c’est bien, ça va me réveiller un peu.
Dimanche 8 mai
Après quelques rebondissements la semaine passée, j’ai figé mes horaires de vols vendredi : je pars dimanche 8 mai, et reviens le samedi 14 vers midi. Les négociations sevraient se terminer le vendredi midi et peut-être qu’on pourra quitter Oslo le vendredi midi, mais on a préféré prévoir large.
Pendant la semaine bien sûr JC va s’occuper des enfants, sauf que … il avait prévu de longue date un WE entre copains à Madrid, et part vendredi, argh, argh. Les parents de JC viendront assurer l’interim si le besoin s’en fait sentir, le vendredi soir.
Comme toujours, c’est dur de quitter les titis … Arthur n’a pas bien percuté je pense, par contre, Madenn, oui. Ma poulette fond en larmes ce matin quand je lui rappelle qu’aujourd’hui je pars. Elle me fend le cœur : « Maman je veux venir avec toi, promis je serai sage, je toucherai ç rien ! » Ben oui mais c’est pas comme quand on va faire les courses ma puce … Je lui explique bien tout : Que j’y vais pour mon travail et que seuls les adultes qui travaillent avec moi y vont, que je suis contente de partir mais triste de les laisser, et que je serai super contente de la revoir samedi prochain.
Elle met du temps à accepter l’idée, mais après un gros câlin pour aller à la sieste, elle me laisse partir à peu près sereine. Ouf !
Taxi, aéroport de Blagnac, Roissy … Jusque là rien de dépaysant. Dans l’avion pour Oslo je lis « a Norwegian Handbook », sorte de pamphlet humoristique sur comment ça marche, un Norvégien. Il en ressort que le Norvégien semble n être épris de liberté, peu causant, avec un léger complexe d’infériorité en ce qui concerne le climat de son pays, et une défiance certaine envers les ressortissants de contrées plus ensoleillées. On verra bien si cela se vérifie !
Ma première approche de la Norvège est aérienne, bien sûr. Nous atterrissons vers 21h et il fait encore bien jour, l’occasion pour nous de voir de vastes étendues vertes plantées de conifères, marbrées par des avancées de mer dans la terre : les fjords.
Pas de passage en douane en arrivant sur le sol Norvégien, ils sont peut-être pas si méfiants que ça ? On arrive à l’hôtel vers 22h 30, j’attends avec plaisir de découvrir ma chambre (forcément spacieuse et élégament meublée !) et les menus plaisirs qui accompagnent les hôtels un peu classes : fitness center ? Piscine ? Car, c’est une première, j’ai amené mes affaires de sport ! Qu’on se le dise, si la boulot m’en laisse le temps, je compte bien faire de cette semaine mon espace de liberté.
Arrivée dans la chambre, la méga-douche froide : non mais c’est quoi, ce sol stratifié au sol ? Et ces rideaux tous moches ? Et il est où, le méga grand placard où je range mes affaires avec amour ? Et oh la vache, un lit une place, collé au mur ! Ma chambre fait dans les 9 m2, et j’avais à peu près la même en Cité U. Pour l’hôtel de luxe, on repassera …Son seul avantage est qu’il est à 2 mn à pied de chez notre client, et c’est d’ailleurs pour ça qu’il a été choisi.
Je fais quand même ma grosse snob, par acquis de conscience, et descend à la réception demander si toutes les chambres sont identiques (traduction : « c’est juste ma chambre qui est pourrie, où elles sont toutes pareilles ? »). J’apprendrai plus tard que la majorité de mes collègues ont fait de même ; c’est confirmé : les Français sont rien que des râleurs.
Lundi 10 Mai
J’ai pas trop mal dormi, si l’on excepte que le soleil, lui, a dardé de joyeux rayons dans ma chambres à partir de 4h30 du matin. Ah oui, je suis vraiment dans le Nord !
Je passe mon uniforme de juriste d’affaires (faudra que je prenne une photo un jour …), et hop, tit déj. Ouf, il y a du poisson fumé ! Je vais pouvoir faire le plein d’oméga 3, c’est déjà ça.
Peu après mes collègues, mes escarpins de 7 cm de talons et moi partons gaillardement chez Telenor. On m’avait prévenu, que le site était beau, mais je suis quand même bluffée : l’approche sous un soleil éclatant nous offre une vue magnifique sur le fjord, il y a de la verdure partout, des oies … Et au bout un grand ensemble de bâtiments hyper design tout en verre. Ca change des négos en Russie dans des cités de l’ère soviétique dont la seule vue donne envie de se pendre.
La journée se déroule sans grand challenge : on prend contact plus qu’autre chose, les festivités vont vraiment démarrer demain. Ca nous permet de finir tôt (pour les plus chanceux !), et à 17h on est dehors.
Après une petite ballade autour du fjord (j’ai pris quelques photos, que je ne pourrais pas mettre ici avant mon retour, faute de câble), je me pose à l’hôtel puis descend manger : du renne, miam ! C’est bon, un peu comme de la biche (désolée pour les âmes sensibles …). L’ambiance du repas est sympa, je retrouve cette atmosphère propre aux missions « longues » (de plus de quelques jours) : un peu comme une colonie de vacances, on écoute les anciens qui nous racontent des souvenirs, on daube un peu sur le client, et on rigole …
De retour dans la chambre je prépare une jolie présentation sur la nouvelle loi spatiale Française, et hop, au lit avec un petit film. Demain, les choses sérieuses commencent !
bah alors c est où amrdi et mercredi et jeudi ????? ( je ne te parle pas de vendredi encore...)
RépondreSupprimerJe vis ma business life a travers toi! Vas-y raconte la suite!!
RépondreSupprimertu t'es perdue ds les fjords????? A qd la photo des escarpins avec 7 cm de talons et la tenue de travail?
RépondreSupprimerRhô ça vient ! Mais en fait après, heu, j'ai vachement bossé ... Donc quand j'avais du temps libre je quittais le PC et je prenais l'air ;-)
RépondreSupprimerEt tu as bien fait ;) Quelques petites photos pour nous faire voyager? Bises!!
RépondreSupprimerMoi aussi je veux bien la suite de l'histoire... c'est trop bien raconté !
RépondreSupprimerPareil que les filles, désolée de ne pas voir la suite de tes aventures!! :)
RépondreSupprimerTu as pu faire un peu de sport finalement??